Coucou tout le monde !
Je sature complètement pour mes recherches bibliographiques.
Alors, je fais une (grosse) pause pour vous écrire un petit article sur nos occupations de samedi dernier (le 19 septembre, jour précédent la visite de la pagode des parfums).
Cet article vous dévoilera une des facettes (en partie seulement) de Hanoi : les motobikes et la circulation ! (et quelques informations sur le « village de la soie »).
Et comme je trouve qu'il vaut mieux des photos plutôt que de longs discours, vous en aurez dans cet
article.
Notre amie vietnamienne Hoa nous a proposé de nous emmener sur son scooter, ou « motobike » (plus cool en anglais^^) à
Le samedi matin, après une ptite grasse matinée, Hoa est venue nous chercher en scooter, ou « motobike » (plus cool en anglais^^) pour visiter ce fameux « village de la soie », très difficile à trouver pour les touristes non accompagnés par des vietnamiens (ou par un guide touristique).
Nous sommes montées à trois sur le scooter (super, elle avait même prévus des casques pour nous !) et nous voilà parti pour le village de la soie !
TROIS sur un scooter ???!!! ça pourrait vous paraître beaucoup… et pourtant, au Vietnam, c’est très fréquent de voir des motobikes avec, 2, 3, 4 personnes dessus. Quand c’est 4, en général, c’est le papa, la maman et les 2 enfants.
Avec Céline, nous avons même vu une « motobike » avec 5 personnes dessus ! (6, on n’a pas encore vu…ça nous parait quand même plus compliqué)
La sécurité routière française et la sécurité routière vietnamienne, ça n’a pas grand-chose à voir. Sur les routes au vietnam, tout (ou presque) est permis. C’est la loi du plus gros (la loi de la jungle en quelque sorte). Vous allez vite comprendre…
Cette balade était vraiment géniale. C’est super de pouvoir observer Hanoi depuis un scooter, de slalomer entre les différents véhicules, de se faufiler dans les ruelles. On voit les choses sous un autre angle. (Je vous rassure, Hoa est une très bonne conductrice).
Quelques photos prises depuis la moto
Du boulevard ...
A la petite rue
Les conducteurs de deux roues transportent tout et n'importe quoi (photos dans un prochain article).
On se demande comment ça peut tenir sur la motobike... mieux vaut ne pas rouler trop derrière.
Malgrès le fait que les balades en motobikes soient géniales (et malgrès le fait aussi que le casque nous
aille si bien !
cf photo juste en dessous), Céline et moi ne préférons pas conduire de motobike en plein
Hanoi (vraiment pas rassurant). Par contre, nous avons hâte d’essayer dans la campagne !
(t’inquiète pas, Papa. Nous ne serons pas des "squelettes dans un cercueil"
)
La classssseeee
!!! (on se fait plaisir)
Après une bonne demi-heure de route, nous sommes arrivés au « village de la soie ». Et là, Oh ! surprise !
Moi, quand on me dit « village », je m’attend à me retrouver en pleine cambrousse (je sais de quoi je parle)… Au lieu de ça, nous n’avions pas quitté Hanoi, le « village » étant en réalité un quartier de la ville. Si j’ai bien compris les explications (en anglais) de Hoa, avant c’était bel et bien un village, mais avec l’agrandissement de la ville, c’est devenu un quartier.
Nous avons donc mis pied à terre, et sillonné les étroites ruelles du quartier. Nous espérions trouver une fabrique de soie, mais il y avait surtout des petites boutiques. Nous avons fini par en trouver une, en traversant l’une de ces boutiques.
Dehors, une corbeille de vers à soie en train de se gaver de feuilles.
(Si vous désirez gouter à ces vers, c'est tout à fait possible, nous avons pu le constater. pour ma part, je
n'ai pas très envi de tenter cette expérience culinaire...)
Une fois que ces petites bêtes on bien mangé, elles font un petit cocon. Les cocons sont accrochés sur un support.
Puis, ils sont plongés dans de l’eau bouillante pour tuer les habitants des petits cocons. Notre petit vers ne pourra jamais devenir papillon ! Tout ça pour du tissu ! Quelle cruauté pour ces petits animaux ! mais ça vous préoccupe surement moins que l’histoire du thit cho. Entre un chien et un vers… bref. (j’ironise un peu, j’avoue).
Ensuite, les cocons sont ouverts, on enlève le petit corps inerte et sans vie du petit animal innofensif qui n'avait rien demandé à personne, en passant sa courte vie à se decarcasser en tissant un cocon pour investir dans de jours meilleurs, tout ça pour rien, car il n'aura, hélas, jamais l'occasion de quitter son état rampant pour devenir un papillon et s'envoler vers les cieux... (je fais encore mon mélodrame, quel cynisme!)
Les cocons subissent ensuite plusieurs étapes de préparation (je ne les connais pas, sorry) pour au final, donner du fil de soie, qui sera teinté et tissé.
Voici les machines à tisser :
Regardez le tissu qui sort! quel résultat! et tout ça à partir de petits verts, quelques feuilles, de la teinture, une machine à tisser (et le savoir-faire qui va avec!)
Ensuite, nous avons enchainé les boutiques ! (ne l’oublions pas, nous sommes des filles dignes de ce
nom).
Il faut bien fouiller et persévérer, car il arrive que les habits ne soient pas de très bon gouts, mal taillés, trop chers (dans les boutiques typiques à touristes), que la soie ne soit pas de très bonne qualité… (heureusement, nous avions une connaisseuse avec nous).
Mais il faut persévérer, fouiller ! Et donc, nous avons réussi à dénicher pleins d’articles sympas, de la trousse à la tunique en passant par les taies d’oreiller et les châles. Et les prix … les prix … !!! So amazing ! Nous étions comblées! En revanche, pas le porte-monnaie. Mais il n’a pas trop souffert, car nous avons négocié ! On commence à en prendre l’habitude et à saisir les astuces
(bargain, bargain, bargain…)
Puis, nous avons pris le chemin du retour.
Petite portrait du super trio
Photos de la route au retour
A
droite, sur le trottoir, un marchand de casque
Petite note sur les casques
Ils ne servent pas à grand-chose, si ce n’est pour faire beau (système d’attache pas terrible, plastique souvent très très fragile).
Il n’est pas rare de voir des conducteurs sans casque. Parmis eux, nous avons surtout remarqué de jeunes enfants, ce qui nous choque un peu… Pourquoi n’auraient-ils pas le droit de porter des casques comme leurs parents ? Nous supposons que les casques pour enfants ne doivent pas être bien adaptés, ni faciles à trouver…
Quelques recherches internet...
D’après une étude, la fréquence du port du casque varie de 90 à 99 % chez les adultes, de 15 à 53 % chez les enfants de 7 ans et moins et de 38 à 53 % chez les enfants dont l’age se situait entre 7 et 14 ans (inclus). Parmi les parents interrogés, 67 % ont indiqué que la crainte d’un traumatisme à la nuque était la principale raison motivant l’absence de casque chez leur enfant.
Donc, effectivement les enfants portent bien moins souvent un casque de motocycliste que les adultes. Une législation pénalisant les adultes dont les enfants ne portent pas de casque de motocycliste a été proposée au Viet Nam. De plus, le gouverrnement vietnamien fait une campagne pour encourager le port du casque et contrer les idées reçues. On peut donc voir des affiches de vietnamiens heureux (tout âge, tout sexe) arborant fièrement un casque sur la tête (j’essairai d’en prendre en photo).
(Fin de la petite note)
Comme la petite fille à l'avant de la motobike, beaucoup de vietnamiens portent un tissu sur la bouche (quasiment la majorité des conducteurs, et une bonne partie des gens dans la rue). ce tissu a pour but de les protéger de l'air pollué (est-ce vraiment efficace? je ne sais pas).
ça m'a fait bizarre lorsque j'ai vu pour ça pour la première fois, dans l'aéroport de Séoul. ça m'a fait
penser à une catastrophe épidémique, et je me disais que c'était peut-être en lien avec la grippe A. J'avais un peu de mal à comprendre
(d'autres personnes m'ont aussi fait penser à des gangsters ^^)
Encore des photos sur la circulation...
Sur la route opposée à nous, les conducteurs (de n’importe quel véhicule) ont le droit de faire demi tour et s’insérer sur notre voie (au niveau du panneau sens interdit), ce qui peut parfois être plutôt dangereux (pas de stop, ni de feux…)
Dernière photo
Et pour finir l’article en beauté, un petit film (un peu tremblant, lo siento) au cœur de la circulation à
Hanoi en collaboration avec ma super conductrice Hoa et avec mon compagnon de voyage, Céline (encore une fois, c’est super de partager toutes ces aventures à 2, avec toi. Merci
).

